Splatoon 2 geekulture

Splatoon 2 m'a rendu accro

J'ai beau avoir joué au premier opus sur Nintendo Wii U une bonne trentaine d'heures, ce nouvel opus a réussi à me combler lui aussi. Beaucoup de personnes parlent d'un Splatoon 1.5, qui dans les faits peut se comprendre, mais Splatoon 2 est bel et bien un nouvel épisode. Les nouveautés sont avant tout une nouvelle histoire pour le mode solo, un nouveau mode de jeu nommé Salmon Run, de nouvelles armes et de nouvelle cartes. Petit rappel de la base de Splatoon : vous êtes un Incling qui se déplace dans sa propre peinture sous la forme d'un calamar, et vous disposez d'une arme qui, elle également, lance de la peinture. Pour information, certaines captures d'écran présentes dans l'article ont été capturées en mode portable. La qualité visuelle n'est donc pas au rendez-vous.

Je n'avais jamais fait le premier mode solo

Dans Splatoon 1, je ne m'étais concentré que sur le mode multijoueurs, et surtout sur les matchs classiques. Je n'ai pas cherché à approfondir mon expérience de jeu, le mode solo ne m'intéressait pas, les matchs classés non plus. Cette fois, après quelques heures de jeu en ligne, j'ai lancé ce fameux mode un joueur. Surprise, il est bien plus qu'un simple tutoriel ! Malgré sa durée de vie assez courte (5-6 heures pour moi), il permet à la fois de manier différents types d'armes et réussir à manier correctement les déplacements dans le jeu. Si je n'avais pas besoin de ce second apprentissage, le fait d'essayer de nouvelles armes m'a permis de me rendre compte que je n'ai vraiment pas le sceau, le pinceau et les armes à faible densité de tir.

Répétitif et assez simple, ce mode m'a tout de même permis de profiter de Splatoon 2 même sans connexion internet (à la pause midi du travail par exemple) et de débloquer beaucoup de tickets, ceux-ci permettant d'augmenter son expérience en multijoueurs (avec des bonus x1.5 ou x2 sur l'expérience du personnage et celle des armes). Une nouvelle tenue se débloque après le boss de fin, pour ceux n'ayant pas encore beaucoup d'achats au compteur. Seul vrai bémol de ce mode, il n'habitue pas le joueur à améliorer son arme et / ou à en acheter de nouvelles. L'équipement basique sans améliorations m'a permis de me rendre jusqu'au boss final. J'ai tout de même dû améliorer mon arme principale pour en venir à bout.

Salmon Run, un nouveau mode plaisant

Salmon Run n'invente rien dans le monde des jeux de tir multijoueurs. Trois vagues d'ennemis, des boss et des objets à récupérer pour accomplir l'objectif. Mais certains éléments font que vous recommencez encore et encore des parties. Un système de progression est présent : plus vous réussissez la mission, plus vous gagnez de récompenses. Celles-ci vont d'équipements à des tickets d'expérience. Durant les parties, vous devez survivre à des vagues d'ennemis, mais aussi défaire des boss de différents types (certains vous lancent une pluie de peinture, d'autres vous traquent par dessous la peinture, il y en a même un qui tire un laser de peinture qui passe à travers les murs). Évidemment, la difficulté et le nombre d'ennemis augmente au fur et à mesure des trois vagues. L'objectif principal est de ramener des oeufs à la base, oeufs qui tombent des boss battus.

Ce mode se joue jusqu'à quatre joueurs, que ce soit en ligne avec des inconnus, avec des amis ou en local, mais attention ! Des horaires bien définis permettent, ou non, de jouer au Salmon Run. Dans tous les cas, quatre armes différentes sont disponibles, mais attention, ne comptez pas choisir celle que vous voulez : elles sont réparties aléatoirement, et modifiées à chaque manche. Vous pouvez donc tomber sur votre arme favorite, comme celle que vous détestez le plus. Évidemment, il y a au moins une mauvaise arme dans le lot. Le côté coopératif est bien mis en avant dans ce mode, plus que dans les matchs habituels. Ici, lorsque vous trouvez un boss sur la carte, le mieux est d'avertir vos partenaires via la croix directionnel, pour afficher un " Par ici ! " sur l'écran des autres joueurs. Même chose lorsque vous succombez à la peinture ennemie, appelez du renfort pour que quelqu'un vienne vous réanimer à coup de peinture.

Les matchs en ligne, classiques mais efficaces

Nous passons maintenant à la partie qui a fait la renommée du premier Splatoon. Les matchs en ligne, reprenant les bases d'un TPS, en ajoutant une touche Nintendo. Le but est ici de recouvrir le sol de la peinture de votre équipe, tout en faisant attention à ce que l'équipe adverse ne le fasse pas mieux que vous. Pour cela, deux équipes de quatre joueurs s'affrontent, à coup de peinture évidemment. Il est possible de tuer ses ennemis, mais cela ne rapporte aucun point d'expérience, ni aucun point à l'équipe. Tuer ses adversaires permet de les faire reculer, le temps de ré-apparition était assez long pour prendre l'avantage. Le réel but ici, c'est de n'oublier aucune zone. Peindre sa base avant tout est une chose cruciale. Plus vous peignez, et plus votre jauge spéciale se remplit. Une fois pleine, vous pouvez déclencher un bonus durant quelques secondes : bombes à volonté, bombes glissantes, jet-pack, laser de peinture, armure ... bref, un avantage intéressant. Attention également, votre arme principale possède un stock de peinture qui s'épuise lorsque vous l'utilisez. Pour le recharger, c'est simple : rentrez dans la peinture. 

Beaucoup d'armes sont déjà disponibles. Certaines permettent de peindre très rapidement, d'autres sont pensées pour le kill, et un mix des deux existe également. J'ai personnellement opté pour cette dernière catégorie. Mon arme est un Aérogun, qui possède la cadence de tir la plus élevée du jeu actuellement. La portée reste relativement courte, mais je peux peindre très rapidement avec tout en me défendant correctement. Grâce à elle, je termine souvent premier de l'équipe avec plus de 1000 points, pendant que les autres tournent souvent entre 400 et 800. Vos équipements jouent un rôle important également. Trois types sont présents : tête (bonnet, chapeau, bandeau ...), corps (chemises, vestes, tshirt ...) et pieds. Chaque morceau de tenue possède un bonus principal (allant de l'amélioration de vitesse de déplacement à l'augmentation de votre jauge de peinture, en passant par un bonus de ré-apparition permettant d'avoir la jauge de bonus plus chargée qu'habituellement), et selon la gamme, 1 à 3 bonus déblocables au fur et à mesure des parties, grâce à une jauge d'expérience par tenue.

À l'instar du premier opus, des matchs pro sont disponibles dans Splatoon 2. Ceux-ci permettent d'alterner un peu avec le match classique en proposant d'autres défis, toujours à 4 vs 4 : défense de zone, expédition risquée et mission bazookarpe. Dans le premier, vous devez simplement défendre une zone définie en la recouvrant de votre peinture. Le second mode vous demande d'amener une tour mobile jusqu'à la base ennemie, celle-ci se déplaçant lorsque qu'au moins une personne d'une équipe se trouve dessus. Le dernier mode demande à chaque équipe de capturer un bazooka (exactement comme un drapeau) et de le ramener à la base adverse. En match classique comme en match pro, les cartes changent tous les 2 heures.

Des défauts qui gâchent un peu le tableau

Malgré toutes ces bonnes choses, certains éléments viennent un peu gâcher l'expérience de jeu. Comme dit plus haut, le mode solo est relativement court et peu difficile. Bien loin d'un simple tutoriel, Nintendo aurait tout de même pu proposer un peu plus de challenge. Le mode Salmon Run quant à lui souffre de ses étranges horaires. Impossible de jouer quand bon vous semble, il faut forcément attendre tel ou tel jour pour s'y amuser, avec ou sans ses amis. Pire encore, à chaque lancement du jeu et à chaque rotation de cartes, deux personnages viennent vous forcer à lire leur dialogue durant de loooooongues secondes / minutes. Agaçant.

D'une façon générale, Splatoon 2 souffre d'un manque de fonctionnalités en ligne. Il est impossible de créer un groupe avec des amis pour rejoindre une partie en ligne, il faut forcément que l'un d'eux commence à jouer seul pour que l'on puisse le rejoindre à la partie d'après. Et pas le droit de se louper, une fois dans un matchmaking, vous devez forcément jouer la partie qui va se lancer, ou alors quitter totalement le jeu et peut-être se faire bannir durant quelques heures minutes (merci à Robyverse pour l'information), après plusieurs déconnexions. Pour finir, des déconnexions semblent frapper beaucoup de joueurs, parfois en pleine partie. Pour le reste de l'équipe, cela est très handicapant : la personne ayant été déconnectée ne joue évidemment plus, et ils terminent le match à 3 contre 4. Très déséquilibré donc.

Avis final

Malgré son côté Splatoon 1.5 (que je ne cautionne pas réellement), ce nouvel épisode du TPS by Nintendo fait très largement le travail. Ayant revendu ma Nintendo Wii U comme beaucoup de personnes, l'achat de ce jeu était la seule solution pour moi de jouer à ce condensé de fun. Le côté portable crée le même effet qu'avec tous les autres jeux sur Nintendo Switch, c'est un réel plaisir de jouer partout et quand on veut à ses jeux. Néanmoins, de réels défauts gâchent un peu l'expérience, mauvais choix des développeurs ou manque de technique de Nintendo, dans tous les cas, nous espérons du changement. Bref, Splatoon 2 est une réussite de gameplay, comme le premier opus. Si vous avez la Switch, foncez.

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